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Mon projet

Le 20 septembre 2017, 09:42 dans Humeurs 0

Il y a plusieurs mois, je me suis lancée un défi, écrire un livre. Comme il m'était difficile de prendre du recul par rapport à mon parcours personnel, j'ai décidé de m'intéresser aux autres. Dans mon entourage professionnel, je voyais des Femmes, chefs d'entreprise, épanouies, sûre d'elles, malgré la fatigue parfois apparente. Je les enviais depuis ma chaise de bureau. Je les voyais virevolter, enchaîner les rendez-vous, être actives alors que j'étais toujours clouée derrière mon écran d'ordinateur. J'avais une image assez idyllique de la "wonder woman", de beaux atours, un maquillage et un brushing parfaits, une voix forte sans être trop autoritaire, des compétences reconnues par ses pairs ... Je rêvais de devenir Mélanie Griffith dans Working Girl. Le cinéma, ça laisse des traces indélébiles. Bref, je ne suis pas devenue Mélanie et je suis restée enfermée dans mon placard pendant plus de vingt ans. Jusqu'à ce que je me donne le droit d'en sortir. J'ai quitté mon job et je me suis jetée dans une merveilleuse aventure. Mon projet s'appelle "j'irai au bout de mon rêve", je prépare le crowdfunding sur Ulule, pas facile mais chaque jour me ramène à mon envie profonde de poursuivre le chemin.

J'ai rencontré une quinzaine de femmes, je les ai écoutées me parler de leur parcours professionnel et je leur ai ensuite présenté leur portrait avec mon regard. A la lecture, certaines sont réservées, perplexes, d'autres, émues aux larmes. Je me suis rendue compte combien le parcours peut être difficile et semé d'embûches, même pour les plus coriaces. Il y a celles que rien arrête et auxquelles rien ne peut arriver. Il y a celles qui avaient tout et qui ont su tout conserver et perpétuer. Il y a celles, qui doutaient, ne se sentaient pas capables avant de se lancer et qui ne savent désormais plus s'arrêter, enthousiastes et débordantes d'une énergie insoupçonnée.  Il y a des battantes, des vraies. Mais surtout, Elles sont avant tout extrêmement "bosseuses". 

Je me retrouve un peu dans chacune d'entre elles. Je n'ai pas changé, je me suis révélée. C'est ce que je souhaite à chacune d'entre nous. Je n'ai pas encore terminé la mission que je me suis confiée. J'ai encore des entretiens et des écrits à poursuivre. Je n'ai pas d'éditeur, je vais donc m'auto-éditer et pour se faire, créer ma micro entreprise, puis viendra le lancement du crowdfunding et la vente du livre. Je vise le local mais pourquoi pas m'émanciper sur la région et plus encore... Je vois mes rêves en grand. J'ai encore tant de portraits à faire...

Où est passé mon article ?

Le 13 septembre 2017, 10:49 dans Humeurs 2

J'enrage, je viens de perdre l'article que j'avais pris soin d'écrire, avec des paragraphes pour aérer le texte, comme recommandé par les blogueuses, découvertes sur Pinterest ! J'avais pris une heure sur mon précieux temps de Mompreneure, expression de Stéphanie Benlemselmi, http://stephaniebenlemselmi.com, pour livrer quelques unes de mes réflexions sur les joies du mercredi en compagnie  de mon diablotin petit dernier ! 

J'avais pris la résolution d'écrire sur ce blog tous les mercredi matin à partir de 7h00, pour me soulager, pour livrer mon humeur, pour me faire rire en me prenant pour une pseudo blogueuse, pour avoir un minime espoir d'être lue. J'y parlais de mes magazines préférés, Happinez, Flow, Simple Things, Calme, Respire ou encore Open Mind, dans lesquels je pioche de bonnes idées pour vivre plus sereinement... toutes ces bonnes choses que je rêverai de mettre en application, comme la gratitude, la bienveillance, le yoga, le jogging en douceur, oui, il paraît que ça existe, l'écriture matinale ou du soir sur des carnets plus beaux les uns que les autres, qui me ressemblent, avec du rose, du bleu, du vert... des papillons, des fées, des fleurs... bref, le peu de reste de ma vie de jeune fille, d'adolescente sans crise, de petite fille joyeuse.

Il est maintenant beaucoup plus tard que le temps initialement imparti. Mais je poursuis pour une fois car j'ai voulu l'écrire cet article pour vous raconter que le mercredi n'est pas ma journée préférée, que j'attends avec impatience le jeudi pour me replonger dans le projet de création de ma petite entreprise, seule comme une grande fille que je suis désormais !  Seule malgré les difficultés, des petits "rien", qui me chagrinent, me retardent dans mes prévisions, pas des difficultés de l'autre bout du monde, pas de morts d'hommes, pas de séisme ou d'ouragan, juste des petits trucs du quotidien, qui peuvent vite devenir une montagne et la montagne justement, elle est devant moi, comme tous les mercredis.

Que faire avec mon énergumène ? Comment supporter une fois de plus ses crises, ses sautes d'humeur, parfois à la hauteur des miennes, la séance des devoirs à n'en plus finir, la télé et les meuglements qui en sortent, la musique trop forte dans sa chambre, un peu plus tard quand j'aurai finalement craqué et que je l'y aurais envoyé manu militari, la sortie hebdomadaire à la bibliothèque pour m'entendre dire à peine cinq minutes après notre arrivée qu'il veut déjà rentrer à la maison ou qu'il a envie de caca, les courses, le monde, le bruit et lui qui charge le chariot en maître de maison, le ménage, un peu, les repas, midi et soir... et Moi dans tout ça ? Je doute de mes capacités à être une bonne mère, même les gâteaux, je n'aime pas les faire ! Alors, oui, je le revendique, "À bas le mercredi et vive le jeudi".    

Qu'est-ce que je vaux ?

Le 10 septembre 2017, 21:54 dans Humeurs 0

Bonjour Cécile Guéret,

Je viens de lire votre article dans psychologie magazine. D'abord troublée par l'écriture, car il y avait comme quelque chose de moi là dedans, je l'ai été ensuite encore plus par le contenu. Votre article me parle, vos réactions me rappellent les miennes, face à l'argent, face au besoin de nature...
A la fin de ma lecture, je voulais vous écrire alors j'ai cherché une adresse mail et je vous ai trouvée. 
Écrire pour répondre à votre question. Ce numéro de septembre, que j'ai choisi pour sa couverture, pour Cécile de France, pour la présence et la sensibilité qu'elle dégage, me met face à ma réalité. Il résonne, me dit que je suis sur la bonne voie. Je me suis écoutée, il y a quelque mois, j'ai quitté mon emploi morne et inutile grâce à une rupture conventionnelle. J'ai hésité longtemps, beaucoup douté, beaucoup pleuré, j'ai eu peur du manque d'argent, de devenir pauvre... J'ai eu ces dernières années, une vie affective un peu chaotique, un divorce difficile, un enfant qui ne veut plus me voir et un besoin soudain d'écrire pour oublier ma peine. J'ai d'abord écrit mon histoire, ma douleur de mère à l'agonie, sans deuil possible à faire... un auteur auquel j'avais envoyé un extrait m'a répondu de prendre de la distance. J'ai abandonné mon fils une deuxième fois. Puis j'ai rencontré une coach, Nelly Le Bot de Paris (etreetdevenir-coaching.fr) alors que j'habite la campagne dans une région sinistrée (Les Hauts de France). Je me suis permise de payer cette personne 150€ pour deux heures une fois par mois. Et 150€, pour moi, c'est énorme, mais je vous assure que je ne regrette rien et qu'elle les vaut largement. Elle m'a accompagnée dans mon nouveau parcours professionnel. Elle n'est pas ma psy, pour ça, j'ai quelqu'un d'autre ! Nous avons deblayé le champ des possibles, fait le tri dans mes envies. J'ai appris à mieux me connaître et découvert ma façon de fonctionner. J'ai peu à peu repris confiance en moi. Et surtout, elle m'a ouvert la porte des rêves afin qu'ils deviennent possibles. 
J'aime écrire et sans diplôme, propre à cette activité, je ne me sentais pas légitime donc je me l'interdisais plus ou moins. Elle a rendu cela possible en m'instillant des gouttes de confiance. Elle m'a proposé de créer un blog, j'ai hésité et je l'ai fait. C'est un blog personnel, pas monétisable et alors ? Il me soulage (parcoursetdetours.blogspot.com). J'ai quitté mon emploi et alors ? Je suis tellement plus heureuse, même si les factures et le loyer sont toujours les mêmes. Oui, j'ai des parents et un compagnon, au cas où ... mais je ne compte pas sur eux, par fierté. Tant qu'il me sera possible de tenir sans eux, je poursuivrai. Je poursuivrai car je me suis découverte et  que je m'aime enfin, parce que j'aime écrire et que je me l'autorise jusqu'à lancer mon projet totalement fou d'écrire un livre sur 21 femmes de ma ville, chefs d'entreprise ou cadres. J'ai lancé mon projet sans savoir comment j'allais le financer et d'ailleurs je ne le sais toujours pas, crowdfunding, certainement. Les rencontres ont commencé avec celles rencontrées parfois par hasard ou par connaissances interposées. Après l'entretien, j'écris le portrait, parfois des semaines voire des mois plus tard, car ma tête bouillonne, elle part tout azimut. J'espère, je chante, je crie de joie, saute comme un cabri au moindre retour positif, comme cet article dans l'Aisne Nouvelle du 24 mai dernier, avec mon nom écrit en grand et une belle photo ... une revanche sur mon passé et parfois j'angoisse,  je sanglote, je pleure seule, comme une ado en crise, de peur de ne pas aller au bout, de ne pas me publier en janvier 2018, comme je me le suis imposé, de ne pas avoir cherché  d'éditeurs pour ne pas lire de réponses négatives (et aussi pour me prouver que je pourrai tout faire toute seule), de me sentir de nouveau minable, pas à la hauteur. C'est ainsi que je me remets à douter. Je doute de mon écriture et je doute de ma capacité à en faire un job. Maintenant que je vais créer une micro entreprise pour m'auto-éditer, pour tenter de vendre mon livre dès sa parution, pour payer l'imprimeur, la jeune photographe ou encore le webmaster qui va me créer un site internet, le petit déjeuner dans un coffee shop sympa de ma ville pour que mes "femmes" se rencontrent enfin, pour essayer d'attirer la presse, pour dire haut et fort que ce livre, je veux le dédier à mon amie "Bernadette", tuée à coup de couteau par le mari qu'elle voulait quitter et à toutes les "Bernadette" de la planète, oui, maintenant, je me demande ce que je vaux et combien je pourrais un jour monnayer mes écrits. Je me demande comment je vais faire pour faire rentrer de l'argent dans la caisse. Je me demande si ma petite entreprise est viable. Je me demande comment je peux faire un truc pareil sans avoir fait préalablement une étude de marché. Je me demande comment je vais trouver des clients, qui aimerait que je leur "tire" le portrait contre un billet de 100 ou plus. Je rêve de devenir "Portraitiste", des portraits par les mots. Je me suis même créée ma future bannière pour mon compte LinkedIn et ma page Facebook. Je rêve en grand et je revis malgré les angoisses. Mais je ne sais toujours pas ce que je vaux.
Merci de votre attention.
Valérie 

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